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Disparition d'une grande dame de la musique yiddish, Adrienne Cooper, musicienne, chanteuse, militante, "mère" de la renaissance klezmer. Le 25 décembre 2011.
Adrienne Cooper, an American-born singer, teacher and curator of Yiddish music who was a pioneer in the effort to keep the embers of that language smoldering for newer generations, died in Manhattan.

http://www.nytimes.com/2011/12/29/arts/music/adrienne-cooper-expert-on-yiddish-music-is-dead-at-65.html?_r=1&scp=27&sq=obituary&st=nyt

http://www.adriennecooper.com/Adrienne_Cooper/Adrienne_Cooper_Home.html

29 mai 2009

SARA ALEXANDER, la paix envers et contre tout

Chanteuse israélienne aux racines tziganes roumaines et turques, née à Jérusalem le 16 janvier 1942, Sara Alexander est morte d'un cancer, le 28 mai, dans une clinique de Nice. Installée en France, où elle s'était établie après la guerre des Six-Jours de juin 1967, elle a, toute sa vie, voulu croire et militer pour un apaisement entre Israéliens et Palestiniens.
« La seule vérité qui existe est la recherche de la paix envers et contre tout », déclarait-elle à l'occasion d'un concert pour la paix donné au Parc des expositions de Paris, le 27 septembre 2003, auquel participaient Manu Dibango, Sapho, Marcel Khalife, La Rumeur et Djamel Allam. « Bien sûr, ils m'énervent des deux côtés, tant Ariel Sharon que le Hamas, ajoutait-elle. Si les colonies et les idiots ne sont pas démantelés, il n'y aura pas de paix. » Elevée dans l'atmosphère idéaliste d'un kibboutz, elle cultive, pendant les deux ans de son service militaire, ses penchants artistiques au sein de la troupe alors la plus réputée d'Israël, Leakat Ha Nachal.
Après des études musicales au conservatoire d'Haïfa (1er prix d'accordéon), elle devient un nom reconnu et apprécié à Tel Aviv, pour ses qualités de musicienne, chanteuse et comédienne. En 1965, elle enregistre un premier disque avec le groupe Les Sept Espèces. Après son installation en Provence, sa terre d'adoption à partir de 1967, elle fait quelques infidélités à l'accordéon en se mettant à la guitare et compose un répertoire personnel. Sur une musique métissant influences balkaniques, orientales et jazz, elle écrit des textes, le plus souvent en hébreu, qui sont des manifestes pour la paix et le rapprochement israélo-palestinien, des odes à la vie.
En 1979, elle enregistre à Marseille le premier album sous son nom, Shalom-Salam (ce sera également le titre d'un de ses livres, Ed. Salvator, 1999). Ce titre et le choix du lieu d'enregistrement (le Bateau de la paix, de l'ancien pacifiste israélien Abie Nathan, mort en 2008 à l'âge de 81 ans) disent ce qu'elle veut être et représenter à travers sa carrière d'artiste.
Première chanteuse israélienne à se produire dans un pays du Maghreb (Festival de Marrakech, en 1986), Sara Alexander sillonne le monde. Elle y croise Leonard Cohen, Joan Baez, Mahmoud Darwich, Ivry Gitlis, Miguel-Angel Estrella, Sabreen, le groupe palestinien où se produit alors la chanteuse Kamilya Jubran.
A travers des centaines de concerts, galas, interventions dans des écoles, des universités, des prisons, des hôpitaux et des usines, elle agit partout comme une indéfectible combattante pour la reconnaissance mutuelle israélo-palestinienne, la tolérance et le respect des droits de l'homme. Elle croit en un monde meilleur.
Sara Alexander laisse derrière elle une dizaine d'albums (dont le dernier, dans un style electro-world, Cosmopolis, sorti en 2006) et des livres, dont L'Urgence d'aimer (L'Harmattan, 1984).

Patrick Labesse – Le Monde 31.05.09


http://www.myspace.com/alexandersara
http://sara.alexander.free.fr/index.html
In English http://sara.alexander.free.fr/English/English.html

Extraits audio du CD "Café turc" en ligne http://fernetbranca.blogspot.com/2006/02/shalom-salam.html

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