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FOCUS


- Festival Jazz'n'klezmer
15éme édition, du 8 novembre au 1er décembre 2016 à Paris. https://fr-fr.facebook.com/Festival-JAZZNKLEZMER-205608406172626/

- David Krakauer et l’Orchestre Lamoureux, direction Nicolas Simon, dimanche 19 mars 2017 à 17h00 au Théâtre des Champs-Elysées à Paris.
Au programme : Copland Prologue et Dance, extraits de Music for the Theatre - Debussy Rhapsodie pour clarinette et orchestre - Ellstein Hassidic Dance - Marhulets Concerto Klezmer - Starer Rikudim, extrait de Kli Zemer - Golijov K’vakarat - Musique traditionnelle Wedding Dance (arrangement de David Krakauer) - Musique traditionnelle Der Gasn Nign (arrangement de David Krakauer) - Krakauer Synagogue Wail, pour clarinette solo - Musique traditionnelle Der Heyser Bulgar (arrangement de David Krakauer). http://orchestrelamoureux.com/concertparis-krakauer-theatrechampselysees
EN ECOUTE
-
La musique klezmer célébrée par France Musique.
http://www.francemusique.fr/agenda/france-musique-celebre-la-musique-klezmer (en écoute jusqu'au 14/11/2017)

- A l'occasion de la sortie du dernier album de l'Amsterdam Klezmer Band et du dernier enregistrement de David Krakauer avec le groupe Anakronic, l'émission de France Musique "Easy Tempo" se met à l'heure des musiques juives de l'Europe de l'est et de leurs pérégrinations dans d'autres univers musicaux comme le Jazz, le rock, l'électro ou encore les musiques cubaines ou le tango argentin. http://www.francemusique.fr/emission/easy-tempo/2015-2016/alla-klezmer-ever-04-23-2016-17-00 (en écoute disponible jusqu'au 18/01/2019)

23 juillet 2007

OI VA VOI, un ovni from London



Dans la galaxie musicale des productions anglaises à partenaires multiples, Oi va voi est un Ovni, un objet musical inconnu, à la trajectoire imprévisible. Son nom vient d'une interjection yiddish intraduisible, qui exprime la surprise ou l'inquiétude… Ils sont Anglais, drôles et ouverts d'esprit, juifs pratiquant une musique sans clichés, aux confins des harmonies juives d'Europe de l'Est, du Balkan beat, de la drum'n bass, du funk et du rock. Leur formule est assez libre pour que les voix et les instruments s'invitent au gré des voyages.
Quatre ans après le succès de leur premier opus « Laughter Through Tears » nominé aux BBC Awards, Oi Va Voi est de retour avec un album novateur, ouvert sur des sonorités inédites. Enregistré entre Londres et Jérusalem avec des invités (dont une chanteuse, une violoniste et le Nazareth Orchestra), il scelle la nouvelle identité du groupe.
Oi Va Voi est né peu avant le IIIe millénaire, lorsque cinq musiciens un peu lunaires, le trompettiste Lemez Lovas, le bassiste Leo Bryant, le batteur Josh Breslaw, le clarinettiste Steve Levi, le guitariste Nick Ammar et la violoniste Sophie Solomon décident de mettre en commun leurs différences et leur univers divers (hip hop, jazz, rock, classique, drum'n'bass). Le son qu'ils lancent sur orbite n'existe pas encore dans l'Angleterre cosmopolite. C'est dans un premier temps les musiques juives klezmer qui vont les rapprocher. « Au début nous n'avions jamais vraiment écouté du klezmer. C'était passionnant de découvrir des mélodies et des instrumentations issues de ce patrimoine, raconte Josh Breslaw. Puis nous avons vite compris qu'il fallait aussi une bonne ligne de basse et des rythmiques plus modernes. Nous puisons toujours dans ce patrimoine, mais nous voulons surtout faire une musique qui puisse durer, aller plus loin et écrire de vraies chansons ».
Ce second album placé sous l'effigie du cosmonaute Yuri Gagarine poursuit leur course stellaire vers de nouveaux rythmes. Il est le fruit d'une rencontre du groupe avec le producteur Mike Spencer.
Plus connu pour ses productions avec Jamiroquai et Kylie Minogue que pour son travail avec des musiciens traditionnels au Soudan ou au Cambodge, Spencer était sans doute l'interlocuteur idéal pour un groupe éclectique, au carrefour de différents genres musicaux tels qu'Oi Va Voi.
Pour cet album, le groupe a donc travaillé de façon très différente, « chacun avec nos ordinateurs en faisant des allers-retour incessants de fichiers sons entre les musiciens et notre producteur raconte Josh. Cet album est donc un parfait mélange entre des motifs et rythmiques dépouillés, enregistrés au fil des mois dans un style assez low-fi, et une production finale léchée garantissant un son international ».
Le départ en 2004 de la chanteuse K.T Tunstall - dont la brillante carrière solo, soldée par un disque de platine exigeait un plein temps - et de la violoniste Sophie Solomon, elle aussi happée par le succès de ses projets solos et autres collaboration avec Socalled, a poussé Oi va Voi vers d'autres horizons.
Il a d'abord fallu trouver une nouvelle voix à inviter sur les dynamiques performances live du groupe qui s'enchaînaient. « Pour nous les chanteurs ont toujours été des invités, même si en concert leur participation est très importante. Lorsque K.T a quitté le groupe, nous avons pensé que nous ne trouverions personne de sa stature. Il nous fallait quelqu'un qui puisse s'adapter à notre registre ouvert, une combinaison d'éléments contemporains et de mélodies du monde entier » explique Josh.
Le quatuor se lance alors dans une quête tous azimut, d'internet via myspace, en salle de concerts en passant par le bouche à oreille. Au total plus de 100 auditions sont nécessaires avant de pouvoir inviter la voix d'Alice Mc Laughlin, qui conjugue la pureté de Marianne Faithfull avec le mystère de Björk. Enfin, la violoniste australienne Haylie Ecker du quatuor à cordes Bond finit par rejoindre Oi va Voi sur scène. Une fois la scène assurée, le groupe décide d'explorer de nouveaux espaces en studio et s'envole enregistrer à Jérusalem, deuxième patrie du trompettiste Lemez Lovas, qui vit entre Londres et la capitale israélienne, où il se plonge régulièrement dans un bain « de sonorités et d'émotions » en jouant et en réalisant des documentaires radio pour la BBC. Deux ou trois coups de téléphone plus tard, et Lemez réunit la crème des musiciens disponibles, dont les cordes du fameux Nazareth Orchestra, composé de musiciens arabes.
Comme pour symboliser les nouveaux horizons qu'Oi Va Voi s'apprête à explorer, l'album n'a pas de titre - juste celui d'un groupe qui affirme son identité. Il s'ouvre par un hommage à un homme de l'espace, Yuri Gagarine, et la voix du speaker de la radio soviétique, Yuri Levitan, qui annonce son lancement en orbite autour de la terre. Un clin d'oeil au séjour d'un an du trompettiste Lemez en Russie.
Ce titre, Yuri, qui swingue entre ska rutilant et groove électro, sonne comme une production « du duo électro versaillais Air qui aurait été kidnappé pour la nuit par une bande de gitans russes dans un bar à vodka moscovite ». Sur cet album, les compositions originales d'Oi Va Voi se déclinent comme de véritables chansons. Elles se conjuguent avec talent aux différents invités, comme par exemple, sur le titre Dissident, plus dépouillé, où la sublime voix de la chanteuse hongroise de Besh O Drom Agi Szaloki répond avec brio au clarinettiste Lévi. Comme elle le conclut sur Spirit of Bulgaria, « d'où quelles viennent, ces mélodies habitent votre cœur et chaque fois que vous les écoutez, elle semblent de plus en plus proches ».
Avec son humour et son audace bienveillante, Oi Va Voi a donc bien survécu à l'adversité et aux turbulences qui soufflent dans certains univers musicaux. Son espace est toujours grand ouvert…et il reste l'un des rares groupes dont les concerts rassemblent « des jeunes fans de drum'n'bass, de rock et des afficionados de plus de 80 ans ».(Source : http://salammbo-press.com)

ENGLISH
"The experimental London ensemble Oi Va Voi opens its self-titled third album with a brave new look into the future of klezmer. On lead single “Yuri,” a distorted, distant voice calls out, “I am a rocket, the power of the system/it’s bullet-proof technology/Oh, we’re going to a new world/Going to a better place.” Clarinet and strings evoke an Eastern European sound, as a techno beat carries the composition. The track ends with a sample of Russian radio, announcing the achievements of “pilot Major Yuri Alexeyevich Gagarin,” and it becomes quite clear that Oi Va Voi has likewise made it into outer space.
Along with a slew of other hip indie bands (including Gogol Bordello, Beirut and DeVotchKa to name a few), Oi Va Voi has built a career out of world music mix-and-matching. Each of the band’s songs nosedives into various musical traditions, and nothing is too obscure to escape its lustful fingers. At the source of all these bands, however, is a strong commitment to Eastern European folk music — in Oi Va Voi’s case, klezmer. On its latest album, that commitment makes odd appearances — on the piano-driven “Further Deeper,” sung by chanteuse Alice McLaughlin, or the pop-rock “Black Sheep.” On both tracks, klezmer creeps into the inflections of the singer, dangling in the background.
Oi Va Voi’s eclectic mashup of klezmer, electronica and indie rock may seem unprecedented, but in fact klezmer has always been a multifaceted genre, drawing on and influenced by various traditions. While klezmer was informed by Jewish liturgical melodies, traveling musicians also formed close bonds with Gypsy performers. They swapped lyrical stylings and musical content, making klezmer a fertile ground for eclecticism. Oi Va Voi’s own concoction is firmly in this tradition. Every sly klezmer beat Oi Va Voi slips into one of its songs is not only a complement to its cosmopolitan music, but also an homage to a storied and promiscuous musical tradition..." (Mordechai Shinefield - Aug 14, 2007)

http://oi-va-voi.com/

https://www.youtube.com/watch?v=AIkvii7Hp8k&index=4&list=PL55AE9F55BD598BC2

https://www.youtube.com/watch?v=8WHOF8wuUl0&list=PL55AE9F55BD598BC2&index=2


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